Le pouvoir des pauses pour résoudre nos problèmes

Pause

Qui est le meilleur avertisseur, signaleur de ce qui nous aimons ou n’aimons pas? De ce qui nous angoisse, nous frustre? C’est notre corps.

Et si nous pouvions reconnaître l’arrivée de notre émotion avant qu’elle n’envahisse tout notre corps? Et si aux premiers signes, nous accueillions notre émotion avec la douceur et la patience que nous aurions pour un bébé. Et si, au moment où nous sentons notre respiration se raccourcir, nos épaules se tendent, nous prenions le temps de 2 ou 3 respirations pour accueillir notre stress et le reconnaître. De se dire, je reconnais qu’en se moment je ressens du stress, je l’accueille et je respire. Prendre des micro-pauses pour accueillir les émotions pourraient aussi permettre qu’elle ne gagne pas en intensité pour se faire reconnaître.

Si au moment où je sens de la colère, je ne prends pas de petites pauses, la colère va continuer de monter et la frustration va devenir de plus en plus grande. Je crois que la clé réside au fait d’être tellement présent afin de pouvoir reconnaître les émotions ou les irritations et de les accueillir à l’aide de micro-pauses dès qu’elles se manifestent. Ensuite, d’essayer de comprendre pourquoi la situation X me fait vivre cette émotion.

Je crois au pouvoir précieux des pauses dans une société où tout le monde est pressé et manque de temps. Dans le livre, le pouvoir de l’engagement total de Jim Loehr et Tony Schwarzt, ils expliquent que la vie n’est pas un marathon, mais plutôt une série de sprints et que les pauses sont de périodes productives et non des moments de perdus. D’ailleurs, dans le livre de Martha Beck, Trouvez votre vois dans un monde changeant, elle explique qu’il est important d’avoir des moments où le cerveau droit peut créer des métaphores et ainsi trouvez des solutions originales à nos problèmes. Lorsque nous sommes dans l’accomplissement de tâches et dans la logique quotidienne, c’est le cerveau gauche qui est activé. Alors, les pauses permettent à notre cerveau droit de pouvoir créer et d’imaginer.

Encore aujourd’hui, m’arrêter est difficile, j’ai tellement toujours valorisé l’action, les réalisations concrètes. J’essayais de finir ma fameuse « to do list » à laquelle j’ajoutais toujours des choses. Je dois parfois me planifier des moments où je ne fais rien, car sinon j’exécute tâche après tâche. C’est d’ailleurs souvent pendant que je médite ou juste après que les idées jaillissent.

D’ailleurs lorsque nous méditons, si nous portons notre attention sur les bruits environnants, nous allons remarquer les sons et non plus notre respiration. Et si nous portons notre attention sur notre respiration, nous ne portons plus notre attention sur notre corps physique, etc. C’est la même chose dans notre vie, notre interprétation de la réalité dépend d’où nous portons notre attention. Si nous portons notre attention sur ce qui nous irrite, elles prendront beaucoup de place dans notre vie. Si nous portons notre attention sur les joies que nous avons, nous serons plus heureux. Et si nous n’accordions pas trop d’attention à nos insatisfactions peut-être qu’elles prendront moins de place.

Comme disait Mary Poppins, « just a spoonful of sugar makes the medecine go down ». Et si nous essayons de trouver notre sucre ce qui rendrait notre moment présent encore plus merveilleux. Serait-ce d’y ajouter un sourire, un câlin, des chatouilles, un Je t’aime, un appel à un ami, un morceau de chocolat noir, des bulles dans notre bain, notre chanson préférée… bref, et si nous essayions d’ajouter de la magie dans nos vies pour la rendre plus heureuse. Que de petits efforts qui font tellement la différence!

Offrez-vous des pauses et prenez conscience où vous portez votre attention!

Au plaisir,

 

Catherine

 

Photo de Eric B. Walker

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2 Commentaires

  1. Guy Lamothe

    Bravo Catherine pour cette façon d’expliquer les choses. C’est tellement vrai tout ça. Je travaille sur moi même pour effectivement être mieux intérieurement et je crois qu’après avoir lu ton message je m’en porterai que mieux.
    Merci à toi
    Guy

    Répondre
    1. Catherine Boilard (Auteur de l'article)

      Merci Guy d’avoir pris le temps de m’écrire, ça me fait plaisir! Catherine

      Répondre

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